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Comment intégrer une crème solaire à son rituel ?

Devrait-on tout le temps mettre une crème solaire ?

Dr Sylvie Peres : En effet cela serait préférable. Il est important de savoir que les UVA traversent les vitres et il semblerait que les pares-brises les arrêtent plus que d’autres vitres. Également, la lumière bleue des écrans serait oxydante et donc favoriserait le vieillissement et les tâches. 

Quel rituel recommandez-vous ?

Pour le visage, je recommande une crème solaire avec un indice de spf50+ à appliquer dès le matin à la place de sa crème hydratante. La formule de notre crème hydratante spf50+ est riche en actifs anti-inflammatoires et anti-radicaux libres pour prévenir du vieillissement cutané photo-induit. Ses huiles végétales bio, ont été minutieusement choisies pour leurs propriétés nutritives et leurs affinités avec la peau. Je recommande un indice 30 pour le corps et sur le visage, uniquement pour les faibles expositions (en durée et en indice UV).

Quels sont les bienfaits du soleil ? 

Le soleil est bénéfique pour la synthèse de la mélatonine et de la sérotonine, la régulation de l’immunité. En outre, il est indispensable à la synthèse de la vitamine D, mais pour cela : 20 minutes d’exposition solaire quotidienne des mains, du visage, des jambes ou des avant-bras suffisent. Mais surtout, ce sont les activités physiques en plein air qui sont bonnes pour la santé. Elles fixent le calcium et évitent l’ostéoporose.

Doit-on avoir la même utilisation de la crème solaire à la plage et à la ville ?

Dr Sylvie Peres : À la plage ou à la ville, la différence c’est la surface exposée ! Je différencierais donc deux problématiques : l’exposition du corps, et celle du visage.

Pour le visage :

De tout temps les femmes ont fui le soleil, chez nous c’était ombrelles et gants, en Asie un masque de poudre de riz, en Afrique de l’argile… Elles n’avaient pas peur de vieillir, elles ne dépassaient pas 50 ans. Les femmes étaient (sont encore dans bien des pays) un « bien marchand » et il leur fallait garder l’éclat, on parlait d’une peau de porcelaine, le glow des Coréennes. Pourquoi la peau des bébés est-elle si belle ? Elle n’a pas vu d’UV !
La peau tannée était le marqueur de ceux qui travaillent aux champs, c’est seulement depuis les années 70 et la tendance sea sex and sun, que le teint bronzé est le signe des classes aisées qui vont au ski ou à la plage.

Je recommande une protection très stricte des zones exposées au quotidien (visage, cou, décolleté, mains) : c’est le meilleur antirides . Le photovieillissement provoqué par les UV, en plus des rides, fait perdre son éclat et sa transparence à la peau. Cela est dû aux vaisseaux dilatés et à une infinité de microtaches pigmentées que je montre à mes patientes avec la vidéo microscopie : le résultat est un teint brouillé. Regardez la peau du sein (si vous ne les exposez pas), elle parait beaucoup plus jeune que celle du décolleté pourtant proche. Signalons que pour le décolleté et le cou, la peau est extrêmement fine avec une microcirculation fragile qui va se dilater même sous des crèmes à fort indice, laissant des télangiectasies inesthétiques. Pour ces zones toujours prévoir un gilet, un chèche ou mettre son Tshirt pour le repas en terrasse non prévu !

Pour le visage, je recommande une crème solaire avec un indice de 50+ et un chapeau.

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Pour le corps : 

La meilleure protection est l’ombre et les vêtements. Je sensibilise beaucoup mes patientes au soleil inconscient, celui que l’on prend sans y penser, en se promenant chaque jour, dans son jardin ou lors de pratiques sportives… Ces expositions chroniques sont un facteur de vieillissement et de cancer de la peau et le coup de soleil, surtout chez les jeunes, est encore plus à risque. Donc, se rhabiller ! Un pantalon léger, un T-shirt manche longue ou une chemise : ils constituent une protection totale pas besoin de vêtement anti UV, pas besoin de se tartiner de crème toutes les 2 h. Il faut un peu de réflexion pour s’adapter et trouver un compromis agréable : la tenue de jardinier quand on jardine, le maillot de bain quand on se baigne !

Par contre, après on se sèche un peu au soleil et on se rhabille. À la plage, un Tshirt ou un paréo et la moitié du corps est complètement protégée. Pour la pratique sportive, j’ai des patientes surfeuses ou qui font de la voile qui gardent un legging et sur la côte de plus en plus de surfeurs gardent une combinaison intégrale même l’été. Il y a maintenant des matières techniques et respirantes très au point.

Est-il possible d'avoir un joli bronzage tout en protégeant sa peau du soleil ?

J’insiste sur le fait qu’il faut très peu de soleil pour une jolie couleur, tout le reste abime, flétrit et vieillit. Faites l’expérience, et vous verrez votre peau sera dorée, moins sèche, et le bronzage durera plus longtemps.

Je ne parle pas de phototype, on sait bien que plus on est blond, voir roux, avec des yeux clairs plus on est fragile, mais finalement je vois aussi beaucoup de cancer chez les bruns qui se croient à l’abri et ne se protègent pas  !

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Pourquoi avez-vous tenu à formuler des soins solaires ?

Dr Sylvie Peres : Habitant à Biarritz, je me protège efficacement des rayons nocifs du soleil en couvrant au maximum mon corps. Pour mon visage, le choix proposé sur le marché ne me satisfaisait pas. D’un côté, les crèmes solaires avec des filtres chimiques invisibles, mais contenant des perturbateurs endocriniens, de l’autre des filtres physiques, très efficaces, mais laissant des traces blanches.⁠

Pour répondre à cette problématique, j’ai souhaité créer un soin solaire très haute protection avec des filtres physiques sans nano-particules qui agissent comme des petits miroirs auxquels j’ai ajouté des pigments naturels qui ont la particularité de renforcer la protection tout en donnant un joli teint.

Comment bien choisir son SPF  ?

Dr Sylvie Peres : Plus l’indice est élevé, meilleure est la protection contre le coup de soleil. L’indice de protection ou SPF Sun Protection factor est international. Il est le rapport entre la dose d’UV nécessaire pour obtenir un coup de soleil avec et sans la crème solaire. Il se calcule en laboratoire et ce sont les mêmes tests pour les crèmes solaires bio ou non bios.

Un dos recouvert d’une crème qui contient des filtres solaires à raison de 2 mg par cm² (on ne l’applique jamais aussi épais) est exposé à une source de rayonnement UV B. Si un coup de soleil apparait au bout de 10 minutes sans protection, un SPF 15 signifie qu’il faudra 150 minutes (soit 15 x 10 minutes ou 2h30) pour obtenir le même coup de soleil avec ce produit solaire. Donc plus l’indice est élevé, meilleure est la protection contre le coup de soleil.

Ces histoires d’indices sont compliquées, faussement rassurantes. J’aime bien schématiser et dire qu’un SPF 50 qui est la norme européenne maximale correspond à une protection de 50 % pendant 2 heures et s’il est appliqué en couche épaisse. C’est pour cela que je donne ces règles complémentaires (ombre, chapeau, vêtement) qui seront d’autant plus strictes que l’exposition est extrême (tropique, altitude et séjour prolongé).

Rappelons aussi qu’il faut éviter de s’exposer entre 10h et 14h. Les animaux plus raisonnables que nous restent à l’ombre à ces heures, ils ont pourtant des poils ou des plumes. De plus, nous sommes décalés de 2h par rapport au soleil et donc si vous sortez à 16h il est en fait 14h et à 19h (17h en vrai), le soleil est encore fort donc privilégier le matin.

Prendre en compte aussi les nuages, le vent, la réverbération, l’indice UV. Il est défini par l’OMS, c’est une échelle de mesure du risque solaire pour la santé. En Europe, il va de 1 à 8 -risque maximal. Il correspond au déplacement du trou de la couche d’ozone et s’il est au-dessus de vous le soleil sera beaucoup plus dangereux.

En quoi les filtres chimiques sont dangereux ?

Les filtres chimiques incolores des crèmes classiques sont majoritairement formulé avec des perturbateurs endocriniens, et rappelons que c'est l'utilisation répétée de ces perturbateurs qui font la toxicité.
Pour les filtres physiques non-nanoparticules, dans les solaires bio ou ceux notés « minéraux », ils agissent comme des petits miroirs réfléchissant les UV.

Signalons que ces filtres physiques ou minéraux non nano donnent un aspect blanc au produit si le SPF est élevé. Pour concevoir le solaire Alaena, nous avons réfléchi à tout cela : il offre une protection maximale du visage (SPF 50+), il est certifié bio, il n’a que des filtres physiques (minéraux) dont l’aspect blanc est masqué par des pigments, qui permettent aussi de masquer les imperfections. Fluide il a une texture de BB crème pour avoir un joli teint au quotidien aussi bien que dans des conditions extrêmes. Il contient des antioxydants et des agents réparateurs, dont l’huile d’inca inchi et de karanja pour contrecarrer localement ces effets néfastes des UV. Il résiste à l’eau, nous l’avons bien sûr testé en surfant.

Pourquoi avoir complété la gamme Alaena avec un lait solaire spf30 ?

Dr Sylvie Peres : Pour les dermatologues la meilleure protection reste l’ombre et les vêtements. Mes recommandations sont : on se baigne, on se sèche un peu au soleil et on se rhabille ! Ma fille Anne m’a convaincue de l’importance d’un soin protecteur pour le corps, compatible avec les activités en extérieur et complémentaire de notre Crème solaire SPF50+ teintée. Pour formuler ce soin, nous avons travaillé sur une texture fluide facilitant l’application sur l’ensemble du corps ainsi qu’un fini incolore sans trace blanche. Bien sûr nous avons conservé notre charte de formulation stricte pour respecter la santé et l’environnement et choisi l’oxyde de zinc un filtre solaire minéral non nano-particulaire.

Est-ce vrai que l'indice correspond à la durée de protection ?

Effectivement  pour comprendre cela voyons comment ce SPF ou (facteur de protection solaire) est calculé. Pour définir le SPF d’une crème solaire, il faut réaliser un test règlementaire. Rappelons que ces tests sont les mêmes pour les crèmes bio ou conventionnelles. 

Après application de 2 mg par cm² sur le dos d’un volontaire (soit deux à quatre fois plus que ce que nous appliquons dans la vraie vie) la mesure du SPF se base sur le délai de la réponse érythémale (rougeur) due aux UV B. 

Pourquoi les SPF ont encore du mal à s’imposer dans nos rituels beauté  ?

Dr Sylvie Peres : Je pense que l’image de la jolie peau bronzée a la vie dure, d’autant plus que l’on est privé de soleil le reste de l’année !

Il est vrai que cela sied bien aux couleurs d’été. C’est d’ailleurs la conclusion des campagnes de prévention, on obtient un bon taux d’information, mais les comportements ne changent pas  ! C’est pour cela que j’ai mis au point ces conseils et que j’insiste plus sur l’effet vieillissant du soleil, la perte d’éclat. Le cancer on pense que c’est toujours pour les autres, surtout quand on est jeune.

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